Des criques turquoise qu’il faut mériter après une bonne heure de marche, des villages qui sentent encore le poisson grillé et une île où personne ne te presse : voilà Minorque. Après avoir écumé Majorque quelques années plus tôt, je suis partie ce mois de mai à la rencontre de sa petite sœur, réputée plus sauvage et beaucoup moins bling-bling. Alors, que faire à Minorque en 4 jours ? Je te raconte mon itinéraire complet, jour par jour, avec mes bonnes adresses et mes randonnées coup de cœur.
Petit avertissement avant de commencer : 4 jours, c’est court pour Minorque. L’île est deux fois plus petite que Majorque, mais elle se mérite littéralement à la sueur du mollet car la plupart de ses plus belles criques ne sont accessibles qu’en randonnant sur le Camí de Cavalls, le sentier historique qui fait le tour de l’île sur 185 km. Si tu cherches du farniente les fesses collées à un transat, tu ne seras pas déçu non plus. Mais si comme moi tu aimes marcher pour mériter ta baignade (et ton apéro du soir), tu vas adorer.
Minorque en 4 jours, est-ce possible : le résumé
Oui, à condition de faire des choix et de ne pas culpabiliser de ne pas tout voir, ce qui est humainement impossible. En 4 jours, tu peux raisonnablement caser :
- 2 à 3 sections du Camí de Cavalls avec accès à 5-6 criques différentes (sud principalement, plus sauvage et moins urbanisé que le nord)
- Les deux villes principales, Ciutadella et Mahón, chacune en demi-journée à une journée
- 1 ou 2 villages typiques (Fornells, Es Mercadal, Binibeca)
- Une vraie journée de flemme plage, sans itinéraire et sans culpabilité
💡 Mon conseil : Loue une voiture. Sérieusement. Les bus existent, mais ils desservent très mal les criques du sud, qui sont pourtant le clou du spectacle minorquin.
Mon itinéraire pour 4 jours à Minorque
Voici le déroulé complet de mon séjour, jour par jour, avec les randonnées, les villages et les adresses qui ont fait mon voyage.
Jour 1 : randonnée entre criques turquoise, puis Ciutadella
Mon premier jour a donné le ton du séjour : réveil aux aurores, chaussures de marche, et cap sur le sud-ouest de l’île pour la randonnée la plus emblématique de Minorque.
La randonnée Cala Turqueta → Cala Macarelleta → Cala Macarella
Ce circuit est LA randonnée à faire si tu ne dois en faire qu’une à Minorque et crois-moi, tout le monde a lu le même guide que moi, donc prépare-toi à ne pas être seul. Je suis partie du parking de Cala Turqueta, accessible depuis Ciutadella par une route étroite bordée de murets en pierre sèche typiques de l’île (magnifiques, mais évite de croiser un camping-car dessus).
J’ai ensuite enchaîné trois criques en suivant le Camí de Cavalls et un sentier littoral : d’abord Cala Turqueta elle-même, eaux turquoise so instagrammable, puis un point de vue vertigineux sur Cala Macarelleta, la petite sœur intimiste, avant de rejoindre Cala Macarella et sa plage plus grande.
Compte une boucle d’environ 9 à 13 km selon que tu pousses ou non jusqu’à Cala Galdana, sans difficulté technique majeure mais avec des passages sur sable et sur rochers où de bonnes chaussures sont clairement préférables aux tongs (oui, j’ai croisé des gens en tongs, non ils n’avaient pas l’air heureux).


💡 Ce que je retiens de cette rando : l’eau était encore un peu fraîche début mai (autour de 19°C), mais rien qui ne m’ait empêchée de piquer une tête à Macarelleta. Un conseil qui m’a bien servi : pars tôt le matin, avant 10h si possible. Passé 11h, les trois plages se remplissent vite, même hors haute saison.
Note importante à vérifier avant ton départ 🥾
Entre le 1er juin et le 30 septembre, l’accès en voiture jusqu’au parking de Cala Macarella est interdit (agents sur place pour bloquer le passage) et il faut alors s’y rendre en bus depuis Ciutadella ou à pied depuis Cala Turqueta. Nous étions en mai, l’accès en voiture était donc encore ouvert mais renseigne-toi selon tes dates.
Visiter Minorque en 4 jours : Ciutadella, l’ancienne capitale
En milieu de journée, direction Ciutadella, à l’ouest de l’île. C’était autrefois la capitale de Minorque, avant que les Anglais ne transfèrent le titre à Mahón au XVIIIe siècle pour son port… une décision que Ciutadella n’a visiblement jamais totalement digérée, tant la ville a gardé un petit air de grande dame déchue mais toujours élégante.
Le centre historique, organisé autour de la Plaça des Born, est un dédale de ruelles pavées, de palais anciens et d’églises baroques. La cathédrale Santa María, gothique, vaut le coup d’œil, tout comme une balade jusqu’au port encaissé en contrebas, où je suis allée dîner les pieds presque dans l’eau.
C’est à Ciutadella que j’ai goûté mes premières ensaïmadas minorquines, cette pâtisserie en spirale saupoudrée de sucre glace que tu trouveras un peu partout sur l’île. Tu en trouveras au supermarché, mais fais-toi une faveur : va en boulangerie, la différence se sent (et se voit sur la balance, mais je n’étais pas là pour compter les calories).


Pont d’en Gil : le coucher de soleil qui vaut le détour
Impossible de parler de Ciutadella sans te parler du Pont d’en Gil : une arche de pierre naturelle sculptée par la mer, à une dizaine de minutes en voiture au nord-ouest de Ciutadella. Un parking dessert le site, puis compte environ 10 minutes de marche sur un sentier caillouteux (encore une fois, oublie les tongs) pour rejoindre le point de vue sur l’arche.
C’est réputé pour être l’un des plus beaux couchers de soleil de l’île, et pour une fois la réputation n’est pas surfaite : la lumière rasante sur la falaise, l’arche qui se découpe sur la Méditerranée en fond… c’est le genre de moment où tu ranges ton téléphone après trois photos en te disant que ça ne rendra jamais aussi bien qu’en vrai. Arrive un peu avant l’heure du coucher de soleil pour t’installer tranquillement, le site se remplit vite en haute saison.

Fin de journée à Es Mercadal et dîner
Direction ensuite Es Mercadal, petit village posé quasiment au centre géographique de l’île, au pied du Monte Toro (le point culminant de Minorque à 357 m).
C’est là que j’ai dîné dans une adresse que je recommande sans hésiter une seconde : Xauxa Menorca, sur la Carrer de la Mirada del Toro. Cuisine méditerranéenne soignée, cadre chaleureux, exactement le genre d’endroit qu’il me fallait après une journée de marche.
Si tu as encore un peu de jus, la montée au Monte Toro juste à côté offre l’un des plus beaux panoramas de l’île : par temps clair, tu distingues même Majorque au loin, comme pour te narguer gentiment.


Jour 2 : rando vers Cala Escorxada, soirée à Fornells
Deuxième jour, direction une autre section du Camí de Cavalls, sur la côte sud, cette fois vers une crique nettement plus confidentielle.
Cala Escorxada, la crique qui se mérite
Cala Escorxada se cache entre Cala Mitjana et la plage de Binigaus, dans une zone classée d’intérêt naturel où aucune route ni aucun parking ne mène directement. Il faut marcher entre 1h et 1h30 aller, selon ton point de départ (Santo Tomás, Cala Mitjana ou Es Migjorn Gran) et ton rythme.
Le chemin est balisé mais caillouteux par endroits, avec quelques passages ombragés bienvenus quand le soleil tape. La récompense est à la hauteur de l’effort : une centaine de mètres de sable blanc, une eau limpide parfaite pour le snorkeling, et surtout beaucoup moins de monde que sur les criques plus accessibles comme Macarella.
💡 Mon conseil : j’étais partie avec 1,5 litre d’eau et un pique-nique, comme le recommandent tous les locaux car il n’y a strictement aucun point de ravitaillement sur ce tronçon, pas même un vendeur de glaces opportuniste planqué derrière un pin. Ne fais pas l’impasse là-dessus, la chaleur grimpe vite une fois sortie de l’ombre.


Fornells, le village de pêcheurs du nord
Après cette rando au sud, j’ai filé vers le nord de l’île, jusqu’à Fornells, joli village de pêcheurs bâti autour d’une grande baie protégée. L’ambiance y est très différente du sud : plus de vent, des maisons blanches serrées autour du port, et une spécialité culinaire incontournable : la caldereta de langosta (ragoût de langouste), le genre de plat que j’ai commandé en sachant pertinemment que j’allais regretter le prix, mais pas la dégustation.
J’ai dîné à Sa Fonda, restaurant posé sur le port avec vue directe sur les bateaux, où j’ai pris une paella aux fruits de mer généreuse en saint-jacques et langoustes : un très bon moment, service efficace malgré l’affluence du soir. Si tu cherches la caldereta traditionnelle plutôt que la paella, plusieurs adresses du port en font leur spécialité ; réserve de préférence à l’avance en saison, sous peine de dîner debout au bar en regardant les autres se régaler.

Jour 3 : de Mitjaneta à Cala Fustam, soirée à Binibeca
Le troisième jour, on a continué l’exploration du réseau de criques du sud, sur un tronçon différent de celui du jour 2.
La randonnée de Cala Mitjaneta à Cala Fustam
Ce tronçon du Camí de Cavalls, entre Cala Mitjana/Mitjaneta et Cala Fustam, en passant par Cala Trebalúger, est l’un des plus spectaculaires du sud de l’île : dénivelés modérés mais réguliers, passages en forêt de pins, descentes vers des criques préservées les unes après les autres.
C’est aussi l’un des tronçons les plus physiques que j’ai faits sur l’île : attention notamment au niveau de Cala Trebalúger, où selon les conditions et l’état du littoral, il peut falloir traverser un bras d’eau à pied pour continuer vers Fustam. Renseigne-toi sur l’état du sentier avant de partir, et prévois des chaussures qui supportent l’eau, sauf si tu adores marcher les pieds qui couinent pendant deux heures.
🩵 Ce que j’ai adoré : Cala Fustam, minuscule et quasiment déserte au moment où on y est arrivés, contraste totalement avec l’affluence de Macarella deux jours plus tôt. C’est exactement le genre d’endroit qui justifie de marcher plutôt que de rester sur les plages accessibles en voiture.


Binibeca, le village blanc emblématique
En fin de journée, direction Binibeca, l’un des villages les plus photographiés de Minorque avec ses maisons blanchies à la chaux et ses ruelles en labyrinthe qui rappellent les Cyclades. Petite précision avant d’y aller, histoire de ne pas jouer les touristes naïfs : contrairement à ce que sa réputation laisse penser, Binibeca Vell n’est pas un village historique mais une reconstitution construite dans les années 1960-1970 par des architectes qui voulaient recréer l’esprit d’un village de pêcheurs traditionnel. Ça ne change rien au charme du lieu, disons juste que c’est plus un décor de cinéma très réussi qu’un vrai bout d’histoire minorquine.
L’accès aux ruelles est aujourd’hui limité à certaines heures (généralement 10h-22h) pour préserver la tranquillité des résidents, qui sont encore nombreux à y habiter (et qui n’ont visiblement pas signé pour vivre dans une attraction touristique à ciel ouvert). J’ai flâné dans les petites rues fleuries jusqu’au petit port de pêche, l’un des coins les plus paisibles de la soirée.

Jour 4 : détente plage et découverte de Mahón
Dernier jour, j’ai volontairement levé le pied après trois journées de marche : matinée farniente sur une plage, sans itinéraire précis, juste pour profiter (et laisser mes mollets récupérer) et l’après-midi consacré à Mahón, la capitale actuelle de l’île.
Mahón, entre port historique et centre colonial
Mahón (Maó en catalan) est devenue capitale de Minorque en 1722, sous l’occupation britannique, au détriment de Ciutadella. Une décision avant tout stratégique, liée à son port naturel, l’un des plus grands et des plus profonds de toute la Méditerranée. Tu le sens immédiatement en t’y promenant : les façades à fenêtres à guillotine et bow-windows témoignent encore de cette période anglaise, contrastant avec l’architecture méditerranéenne du reste de l’île… un genre de Londres qui aurait pris un sacré coup de soleil !
J’ai commencé par le centre historique, autour de la Plaça de la Constitució et de l’église Santa María avant de descendre vers le port par les escaliers de Ses Voltes. La promenade le long des quais, entre restaurants et yachts amarrés, est particulièrement agréable en fin d’après-midi.
J’ai terminé par une dégustation à la distillerie Xoriguer, qui produit l’unique gin AOC de Méditerranée, un héritage direct de la présence britannique, et une excellente excuse pour un petit remontant après trois jours de marche.


Récapitulatif de mon itinéraire de 4 jours à Minorque
| Jour | Matin / Après-midi | Fin de journée |
|---|---|---|
| Jour 1 | Rando Cala Turqueta → Macarelleta → Macarella | Ciutadella puis dîner à Es Mercadal (Xauxa Menorca) |
| Jour 2 | Rando vers Cala Escorxada | Fornells, dîner à Sa Fonda (paella) |
| Jour 3 | Rando de Cala Mitjaneta à Cala Fustam | Binibeca, le village blanc |
| Jour 4 | Matinée plage détente | Découverte de Mahón (centre, port, gin Xoriguer) |
Ce que je n’ai pas eu le temps de faire (et que tu ne dois pas louper)
La Cova d’en Xoroi
Aucun article sérieux sur Minorque ne peut prétendre à quoi que ce soit sans parler de la Cova d’en Xoroi, et ce serait malhonnête de ma part de prétendre d’y être allée alors que ce n’est pas le cas… mon itinéraire ne me l’a pas permis, faute de temps (et de mollets un peu fatigués, je l’avoue).
Ce bar-discothèque situé à Cala’n Porter, sur la côte sud, est littéralement creusé dans la falaise, avec une terrasse suspendue au-dessus de la Méditerranée. C’est LE spot coucher de soleil de l’île, très prisé en soirée pour ses concerts et sets DJ l’été. Si ton itinéraire te laisse une soirée de plus que le mien, fonce !

La Forteresse de La Mola
Même chose pour la forteresse de La Mola, à l’entrée du port de Mahón : un site immense (100 hectares tout de même) réputé pour son patrimoine militaire et sa vue à 90 mètres au-dessus de la mer. Faute de temps le dernier jour, je l’ai laissée de côté mais elle est clairement sur ma liste pour un prochain séjour, et sur la tienne si tu as un jour de plus que moi.
La Naveta des Tudons
Dernier regret, et pas des moindres : je suis passée juste à côté de la Naveta des Tudons sur la route entre Ciutadella et Es Mercadal sans m’y arrêter. Cette tombe collective en forme de coque de bateau renversée, construite autour de 1000 av. J.-C., serait l’une des plus anciennes constructions à toit voûté encore debout en Europe. Elle fait partie de la Minorque talayotique, un ensemble de sites préhistoriques inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. La visite ne prend qu’une demi-heure : largement de quoi caser ça entre deux criques.

Les meilleures randonnées à Minorque en résumé
Si tu ne devais retenir que l’essentiel pour organiser tes propres randonnées sur le Camí de Cavalls :
- Cala Turqueta – Macarelleta – Macarella : la plus accessible et la plus spectaculaire, mais aussi la plus fréquentée. Idéale en entrée en matière.
- Cala Mitjana – Trebalúger – Fustam – Escorxada : le tronçon le plus sauvage du sud, pour les randonneurs qui veulent s’éloigner de la foule. Prévoie de l’eau, un pique-nique et vérifie l’état du gué à Trebalúger.
Dans les deux cas : pars tôt le matin, prévoie au moins 1,5 litre d’eau par personne, des chaussures fermées (le sable seul ne suffit pas, il y a toujours des passages rocheux) et de la crème solaire… l’ombre est rare sur le littoral.
Infos pratiques pour visiter Minorque
Comment aller à Minorque ?
L’île dispose d’un seul aéroport, celui de Mahón (MAH), à environ 4,5 km du centre-ville (pas de quoi se perdre). Des vols directs existent depuis plusieurs villes françaises avec des compagnies comme Vueling, EasyJet, Transavia ou Volotea selon la saison. Les liaisons sont plus nombreuses entre juin et octobre, donc si tu voyages hors saison comme moi, vérifie bien tes dates avant de t’emballer.
Tu peux aussi rejoindre Minorque en ferry depuis Barcelone ou Valence ou depuis Majorque. Ça peut être une option sympa si tu veux enchaîner ces deux îles des Baléares sans reprendre l’avion.
Se déplacer sur l’île : la voiture, quasi-indispensable
Je l’ai déjà dit plus haut mais je le redis, parce que c’est vraiment le conseil numéro un : loue une voiture. La plupart des criques du sud ne sont pas desservies par les transports en commun, ou seulement de façon limitée en haute saison. C’est ce que j’ai fait, et ça m’a permis de composer mon itinéraire jour par jour sans dépendre des horaires de bus ni de la bonne volonté d’un chauffeur de taxi.
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Où loger pour visiter Minorque ?
Le choix de ton secteur dépend beaucoup de ton itinéraire :
- Ciutadella pour l’ambiance de ville et la proximité des criques du sud-ouest,
- Mahón pour le port et les criques de l’est
- l’une des stations du sud (Cala Galdana, Son Bou, Santo Tomás) si tu privilégies la plage.
Je prépare un guide dédié pour t’aider à choisir précisément ton secteur d’hébergement selon ton profil de voyage. En attendant, garde en tête que la voiture te permettra de rayonner facilement sur toute l’île, quel que soit ton point de chute.

Quand partir à Minorque : mon expérience en mai
J’ai choisi le mois de mai, pendant un pont, et je te le recommande sincèrement pour un premier séjour. En mai, les températures de l’air oscillent généralement entre 14 et 22°C, avec une eau de mer encore fraîche en début de mois (autour de 19°C, le genre de fraîcheur qui te fait pousser un petit cri en entrant) qui grimpe progressivement vers 21-22°C en fin de mois.
C’est la période parfaite pour randonner sans cramer au soleil, avec des criques nettement moins bondées qu’en plein été (sauf les stars du casting comme Macarella, qui font le plein dès la mi-mai, quoi qu’il arrive).
Si ta priorité est la baignade prolongée plutôt que la rando, vise plutôt juin ou septembre, avec une eau plus chaude et une affluence encore raisonnable.

Que faire à Minorque en 4 jours ? La FAQ
4 jours suffisent-ils pour visiter Minorque ?
C’est suffisant pour un bon aperçu — 2 à 3 randonnées sur le Camí de Cavalls, les deux villes principales, un ou deux villages typiques — mais pas pour tout voir (je n’ai même pas eu le temps pour la Cova d’en Xoroi, tu vois le niveau). Minorque se découvre idéalement sur 6 à 7 jours si tu veux explorer le nord et le sud en profondeur.
Faut-il louer une voiture pour visiter Minorque ?
Oui, clairement. Les transports en commun desservent mal les criques du sud, qui sont pourtant l’un des principaux attraits de l’île.
Minorque ou Majorque, laquelle choisir ?
Minorque est plus sauvage, moins urbanisée et davantage tournée vers la randonnée et la nature préservée, tandis que Majorque offre plus de vie nocturne, une plus grande diversité de paysages (montagnes, villages perchés) et plus d’infrastructures touristiques. Les deux se complètent bien si tu as le temps de les enchaîner. J’ai d’ailleurs consacré un itinéraire complet pour 4 jours à Majorque si tu hésites encore.
Quelle est la plus belle plage de Minorque ?
Cala Macarella et Cala Macarelleta sont souvent citées comme les plus emblématiques, mais les criques plus confidentielles comme Cala Escorxada ou Cala Fustam, accessibles uniquement à pied, offrent une expérience plus authentique et beaucoup moins fréquentée.
Peut-on se baigner à Minorque en mai ?
Oui, mais l’eau reste fraîche en début de mois (environ 19°C) et se réchauffe progressivement vers la fin du mois. Si la baignade prolongée est ta priorité, juin à septembre offre une eau plus confortable.
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Que faire à Minorque en 4 jours : entre randonnées sur le Camí de Cavalls, criques qui se méritent à la sueur du mollet, villages qui sentent le poisson grillé et une capitale so British-Méditerranée… l’île a clairement de quoi te scotcher. C’est un format parfait pour un pont ou une parenthèse active, mais je ne vais pas te mentir : tu repartiras avec une liste de choses « pour la prochaine fois » (la Cova d’en Xoroi en tête de la mienne). J’espère que cet itinéraire t’aidera à préparer le tien. Bon voyage, et à très vite sur le blog !

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